La sobrieté heureuse en famille au bord de l’Océan

par | 4 Avr 2021 | Interviews

La sobriété heureuse au milieu de la nature et proche de l’Océan, c’est le choix de vie de Lucile.

Expatriée au Portugal avec sa petite famille, Lucile, plus connue sous le nom de Lulumineuse, diffuse sur la toile sa lumière et cultive une vie heureuse en dehors des sentiers battus.

Je l’ai découverte il y a un an, lorsque j’ai commencé un travail sur moi suite à l’arrêt de notre tour du monde dû à la pandémie. Nous revenions de Nouvelle Zélande après deux mois de voyage et le choc fût vraiment violent.

Elle va nous raconter sa vision de la vie, celle qui nous fait vibrer et qui est à la portée de chacun, pour autant que nous soyons prêts à nous écouter et à regarder au-delà de nos propres limites.

L’interview

+ Je sais que tu as pas mal voyagé et que tu aimes cette vie nomade. Quels sont les pays qui tu as adoré et comment souhaites-tu continuer à voyager à l’avenir?

Je pense que dès lors qu’on considère la Terre comme notre maison, nous ne sommes pas nomades, nous sommes partout chez nous. Cela dit, voyager c’est se découvrir soi-même au travers de cultures et de coutumes différentes, c’est sur soi que l’on apprend. Car si nous connaissons un modèle, il est bon d’en voir d’autres et cela pour saisir le meilleur de chacun.

Je savais déjà que pendant une période, nous ne pourrions plus voyager. L’avenir se transforme pour le mieux et cela passe par des phases contradictoires. Pour le moment, nous nous investissons davantage dans la vie de notre maison et de notre environnement proche. Jusque-là je louais des maisons meublées pour quelques mois, maintenant nous avons vraiment investi un lieu et nous souhaitons créer un petit paradis pour passer ces quelques années le plus sereinement possible.

+ Qu’est-ce qui te plaît dans cette manière de vivre/d’habiter, le fait de changer de base régulièrement ? Est-ce pour la liberté qu’elle t’apporte?

Dans une région touristique, il existe des logements destinés aux vacances qui sont vacants hors période estivale. C’est comme ça que nous nous logions. C’est simple et pratique, on oublie la paperasse, tout est fourni, tout est pris en charge, c’est un peu comme de vivre en vacances.

Néanmoins à chaque logement nous mettons notre déco personnelle, on se sent tout de suite chez nous. La liberté, ce n’est pas tant une manière de vivre, mais une manière de voir les choses. Jusque là notre manière de vivre nous a permis de très belles découvertes, mais aussi des rencontres. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’aujourd’hui nous avons pu trouver une propriété dans laquelle nous pouvons rester et qui nous plait énormément.

“Nous avons choisi de devenir notre propre ressource, vivre à notre rythme, proche de nos envies, nos aspirations et nos besoins.”

+ Vous avez choisi un mode de vie différent de la “normalité”. Peux-tu nous dire en quoi il est différent?

Je ne pense pas que, parce que beaucoup de gens vivent de la même manière, cela constitue une normalité. Nous avons choisi de nous construire une vie loin du stress de la ville, des semaines à rallonge où seul le weekend nous autorise à être libres. Nous vivons dans un petit coin de nature, au cœur d’un parc naturel. Nous avons choisi de devenir notre propre ressource, vivre à notre rythme, proche de nos envies, nos aspirations et nos besoins. Un mode de vie dans lequel on se retrouve davantage… dans lequel on VIT !

+ Est-ce que vous y songiez depuis longtemps et y a t’il eut des freins à un moment donné?

Personnellement, j’ai toujours aspiré à vivre ainsi. J’ai patiemment attendu que mon conjoint quitte son travail de l’époque. Pour moi, vivre ensemble, en famille, c’est explorer la vie, l’aimer, la chérir et non pas courir après le temps ou attendre les weekend pour en profiter.

J’ai toujours su que je vivrais à l’étranger. Je suis moi-même originaire de Syrie, de part mon père. J’ai aussi beaucoup voyagé, pour moi le monde est un seul grand pays. Je n’avais pas peur de m’installer ailleurs, explorer et découvrir font partie de la vie à mon sens. Pour les “freins” peut-être la proximité avec la famille ou les amis, mais je pense que se choisir soi, construire sa vie en fonction de ce à quoi on aspire profondément doit être une priorité. Jamais nous n’avons regretté de nous écouter.

+ Comment avez-vous fait pour dépasser vos peurs (s’il y en a eut)?

Peur de quoi ? De vivre ? D’apprendre ? La peur de l’inconnu peut emprisonner. L’enrichissement c’est oser pousser des portes et si à chaque pas on redoute le pire, alors on aura déjà renoncé avant même d’avoir commencé. Si l’on ne sait pas ce qui se trouve derrière une porte, le meilleur moyen c’est de l’ouvrir.

Pour moi, vivre ensemble, en famille, c’est explorer la vie, l’aimer, la chérir et non pas courir après le temps ou attendre les weekends pour en profiter.

+ Comment vois-tu l’habitat et la cohabitation de demain?

Trop de personnes au même endroit ne favorise pas une vie sereine et saine. Nous n’avons pas besoin de très grandes maisons, nous avons surtout besoin de proximité avec la nature, de solidarité et d’efficience.

Aujourd’hui il peut y avoir une zone résidentielle avec 8 maisons, 8 jardins, et 8 tondeuses à gazon. Cela n’est pas cohérent. Il y a des choses que nous pouvons partager, nous pouvons aller vers plus de cohérence et plus d’efficience sans forcement vivre en communauté. Nous pouvons vivre de manière plus intelligente.

Au Portugal, les villes sont loin d’êtres aussi grandes qu’en France. Je vie à coté de petits villages, la plus grande ville est à 45 minutes par l’autoroute et elle reste petite comparée à une ville française. Ici il y a moins de grands magasins, moins d’ effervescence, moins de cohue, de stress et les gens se connaissent, s’entraident et vivent ! Ils profitent de la nature magnifique, ils prennent le temps de se promener et d’en profiter. Je trouve que c’est déjà quelque chose que beaucoup de gens ont perdu.

+ Tu gagnes ta vie grâce une activité qui te passionne. Le fait qu’il soit digital te permet d’être complètement libre au niveau de ton lieu de vie. Beaucoup en rêve, mais ne savent pas comment y arriver. Que dirais-tu à ceux qui souhaitent acquérir cette liberté et quelles sont les étapes à franchir?

J’ai toujours vu cette autonomie chez mes parents. Je pense que lorsque l’on a un modèle parental salarié avec l’école en prime, on ne se rend pas compte que nous pouvons librement générer nos propres ressources. Nous ne sommes pas guidés pour cela. Mais pour moi, cela n’a jamais été quelque chose d’impossible. J’ai réalisé une vidéo pour ceux qui voudraient se lancer : “Comment créer une vie pro qui te fasse vibrer ?”.

+ Parle-nous du pouvoir de l’attraction ? Cette énergie qui repose sur un principe simple : ce que nous émettons par la pensée, peut se réaliser.

L’attraction n’est pas un pouvoir, c’est simplement la loi universelle de cause à effet. Quand vous comprenez que vous n’êtes pas seulement l’effet, mais la cause, vous comprenez que tout ce que vous souhaitez créer doit partir de vous, de votre manière d’être, de penser, de réfléchir, de voir et de percevoir les chose. On ne “fait” pas la loi d’attraction, c’est comme de dire “je fais la loi de la gravité“, ça n’a aucun sens. On construit notre vie en fonction. Vous attirez ce que vous êtes, vous attirez ce en quoi vous croyez. Je partage ici ma “Recette Maison de l’Attraction”.

+ Je sais que tu fais du “unschooling”. Comment ça se passe avec tes enfants au quotidien?

Et bien par exemple, ma fille Ambre (5 ans) m’a demandé d’apprendre à lire l’autre soir quand je leur lisais une histoire avant le coucher.  Elle a déjà des notions qui sont venues naturellement, par exemple les enfants adorent écrire leur prénom souvent dès tout petit ! Elle m’a déjà fait des petits mots en demandant à son papa de lui écrire ce qu’elle voulait recopier pour écrire son message “MAMAN JE T’AIME”. Les enfants trouvent toujours leurs propres motivations dans leur processus d’apprentissage, c’est très naturel et il est différent pour chaque enfant. Lino a appris à lire en 2 semaines, à l’époque j’avais créé un jeu qui regroupait tout ce qu’il aimait et qui consistait à comprendre simplement comment lire les syllabes. Aujourd’hui Lino à 11 ans et la lecture est devenue naturelle, il lit même en anglais pour certains de ses jeux. Il s’est mis à écrire plus tard, en quelques jours, à recopier des pages de livres qu’il aime, il a travaillé son écriture cursive. Aujourd’hui il écrit régulièrement pour envoyer des messages à ses grand-parents ou pour entrer des commandes dans ses jeux. Vos enfants ne resteront pas illettrés tout simplement parce qu’ils vont percevoir l’utilité de savoir lire et écrire ! Le quotidien est donc une aventure sans fin.

+ Qu’as-tu envie de dire à ceux qui ont peur de se lancer?

Ceux qui ont peur de l’avenir de leurs enfants en “unschooling” n’ont pas compris le “unschooling”. Car savoir apprendre, penser, découvrir et expérimenter par soi-même, c’est tout ce qui nous permet de créer et de façonner notre vie selon nos véritables aspirations.

Peut importe ce que tu fais, savoir s’écouter et suivre ses atomes crochus reste le plus important, car c’est déplier la carte avec laquelle tu t’es incarné.

+ Comment passer de l’école ou “homeschooling” au “unschooling”?

Je n’ai jamais eu à le faire. Les parents adoptent le “homeschooling” justement comme une alternative à l’école, dans la peur qu’ils n’apprennent rien. Mais en réalité si tu passes un enfant de l’école ou “homeschooling” au “unschooling” il faut une période de transition, ou l’enfant doit sortir de ce conditionnement “étudier = s’ennuyer et se forcer”. Ça peut prendre des mois, voir 1 ou 2 ans. J’avais fait intervenir Émilie dans mes abonnements 4 et elle en parle très bien.

+ Comment l’avenir de nos enfants va-t’il se jouer s’ils doivent apprendre par eux-même un “métier” ou une spécialité dans laquelle il souhaite œuvrer (je pense à tous ces métiers qui demande des connaissances plus complexes)?

Premièrement, apprendre par soi-même ne veut en aucun cas dire ne suivre aucune formation et ne passer aucun diplôme. Sais-tu que ceux qui obtiennent les meilleurs résultats en candidature libre à Harvard sont des enfants issus de “unschooling”? La plupart des examens peuvent se passer en candidat libre. Tout dépendra de ce que choisit ton enfant, toutes les routes mènent à soi quand on choisi soi-même.

Deuxièmement, je dirais que NOUS sommes les créateurs du monde de demain. Le plus important quand on est sur Terre, c’est d’apprendre et d’explorer par soi-même. La motivation est quelque chose qui nait en soi dès lors que nous avons des graines d’affinités, des atomes crochus et que nous y répondons ! C’est naturel ! Nous n’avons besoin de personne pour nous forcer à apprendre, nous apprenons dès que ça nous intéresse vraiment. Tu auras beau être physicien expérimenté si tu n’as jamais appris à t’écouter tu vivras toujours dans une forme d’hypnose. Peut importe ce que tu fais, savoir s’écouter et suivre ses atomes crochus reste le plus important, car c’est déplier la carte avec laquelle tu t’es incarné.

Faites confiance à vos enfants ! Vous devez être un modèle à suivre, un soutien, une présence.”

Et puis lâchez cette question d’apprendre un métier. Déjà il y a peu de chance que nos enfants fassent un métier toute une vie comme c’était le cas avant. Faites leur confiance ! Vous devez être un modèle à suivre, un soutien, une présence, mais pas celle qui rappelle par défaut que la vie se résume à trouver un métier pour gagner des sous.

Vivre sa vie ne se résume pas à ça et pour vivre sa vie il faut être libre de l’explorer. Faites confiance à vos enfants, ce sont des âmes qui doivent suivre leur propre route, la continuité d’autres vies, d’autres expériences. Elles aussi sont guidées, elles aussi vont faire des rencontres, elles aussi vont pouvoir essayer des voies, voir ce qui leur plaît de faire. Penses tu sincèrement qu’une âme qui s’écoute va décider de rester à ne rien faire toute sa vie ?

+ Quels sont vos rêves/projets pour l’avenir?

Mes intérêts et mes rêves ne sont pas personnels. J’aspire à un monde juste, solidaire et équilibré. Alors je n’ai pas d’autres projets que d’œuvrer pour cela.

+ Un conseil à tous ceux qui peinent à mettre en place une vie qui leur convienne et les rende plus heureux.

Mieux vaux peiner pour construire sa vie que de passer sa vie en peine. Le labeur de construire sa vie n’est pas une peine, mais un apprentissage des plus précieux.

Le site de Lulumineuse regorge de centaines d’outils, de vidéos, d’articles, d’audios, de méthodes, de modes d’emploi, d’e-books et de ressources gratuites pour t’accompagner au quotidien dans ton développement personnel et spirituel.

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L’article t’as plu ou tu as des questions ?

N’hésite pas à nous dire ce que tu as pensé de cet article, de ce mode de vie et surtout de poser tes questions à Lucile, qui t’aidera à y voir plus clair sur ton chemin.

10 Commentaires

  1. Barreto

    Très bel article qui s interesse, ose poser des questions justes et pertinentes avec les réponses claires qui rassurent, merci

    Réponse
    • nicole

      Merci infiniment. C’est exactement ce que nous souhaitions avec cet article !

      Réponse
  2. Alicia

    J’avais déjà entendu Lucile dire ces propos mais je le trouve très simple et efficace cet article; bref J’adoooooore <3
    &Merci

    Réponse
    • nicole

      Oui un article à relire lorsqu’on a besoin d’être inspiré !

      Réponse
    • Sara

      L’article fait du bien à lire. Merci ! Je suis contente de voir que les blogs fonctionnent toujours bien , on peut entrer dans l’univers de la personne, ça change des réseaux sociaux ♥️ Je suis moi-même lancée dans l’entrepreneuriat depuis un an et demi et je sens tous ces doutes et ces peur qui reviennent souvent. La confiance en la vie devient alors comme un muscle à travailler… Ou pas !

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  3. Pinesi

    Merci merci merci LuLu d’❤️ Rien a dire, juste semer..🌱🪴🦋
    Je nous aime🌹
    Merci pour cette article ☀️🌈 des bidoux
    Vanessa

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    • nicole

      C’était un plaisir de vous partager cet interview. Et oui continuons de semer des graines, c’est magique !

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  4. THELIER Viviane

    Merci Lulu, simple, vraie… chouette de partir au Portugal. Plein de liberté à toi et continue de nous envoyer tes messages, de faire tes vidéos… merci pur ce partage Lulu… Namasté

    J’aurais bien aimé être la mamie de tes enfants… Merci

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  5. Sylvie

    Merci ! Cela résonne avec ce que je vis actuellement, et Lulu a certainement été une des personnes qui m’a inspirée à franchir le pas. Il y a 13 mois, je suis partie vivre à Bali. Je me suis aperçue que toutes mes peurs d’avant départ étaient infondées. J’aime la simplicité de la vie ici, la nature, le rythme de vie, l’impression de ne jamais travailler. Ne plus avoir de maison était je crois ma plus grande peur et finalement, je m’aperçois que c’était aussi mon plus grand enfermement. Au moment où je vous écris, je viens d’arriver sur l’île de Nusa Penida. C’est tellement serein que je pense y rester quelques temps. J’aime tellement cette liberté de pouvoir suivre mes élans d’aller quelque part et repartir quand ça ne fait plus la Joie.

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    • nicole

      Whaou quel beau témoignage, tellement inspirant ! Comme on dit “Prendre des risque, rend heureux ” et vos choix le prouvent !! On a la vie qu’on choisit d’avoir 🙂

      Réponse

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