Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer

Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer

Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer

Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer.

Dans cette interview, on retrouve la famille Blanchy, alias les “Quatre en Baroude” qui sont depuis plus de 6 mois en Polynésie française, en alternant voyage et travail à l’autre bout du monde. Tu vas découvrir comment tu peux faire comme eux et partir même si tu n’as pas un gros budget au départ.

Nous les avons découvert il y a un an, lors de leurs aventures en camping-car en Écosse, puis au Maroc. Valérie, maman de cette joyeuse tribu, va nous raconter leur histoire et comment ils ont pris un virage à 360 degrés pour vivre la vie de leurs rêves.

L’interview

+ Parlez-nous une peu de vous, de vos parcours, de vos passions…

Nous c’est Valérie et Adrien, nous sommes tous les deux infirmiers et nous avons deux enfants : Jules, 9 ans et Valentine 11 ans. Nous sommes une famille nomade et notre maison est une caravane. Nous adorons les voyages, les découvertes et les rencontres qui en découlent. Nous sommes des voyageurs de l’eau comme on aime le dire, car il y a toujours la mer ou un lac à proximité des spots où nous allons.

Pour des raisons de santé, je ne peux plus travailler et grâce à une amie (ma pathologie auto-immune), nous avons décidé de tout quitter et de vivre une vie plus atypique, sur les routes. C’était le rêve d’Adrien depuis toujours. Nous voyageons donc 8 mois de l’année, et rentrons en France pour travailler les 4 mois d’été bien installé dans notre caravane. Nous profitons de voir grandir nos enfants, on ne sait pas de quoi demain sera fait, alors on croque la vie à pleine dent!

+ Vous avez choisi un mode de vie différent de la “normalité”. Pouvez-vous nous dire en quoi il est différent?

Effectivement, nous n’avons plus de maison et nous ne nous levons plus tous les matins pour aller travailler. Nos enfants ne vont plus à l’école, car nous avons décidé de faire l’instruction à domicile. Ce n’est plus un rythme métro, boulot, dodo comme on le dit souvent. Mais qu’est-ce que la normalité ? Au final, nous avons recréé une “normalité” qui est la nôtre et qui nous rend heureux en vivant avec beaucoup moins.

“Nous décidons de vendre notre maison pour profiter de la vie et vivre sur la route, en famille, sans les contraintes imposées par un système qui ne nous convient plus.”

+ Est-ce qu’il y a eut un élément déclencheur?

Fin 2016, je commence à avoir des problèmes de santé, mais je continue à travailler. Mon boulot est passionnant: je bosse depuis 10 ans dans un service d’urgences/SMUR, et mon travail m’épanouit, mais ma santé en prend un coup. Travailler de nuit depuis 4 ans fait que je suis super fatiguée. Début 2017, je suis arrêtée, mon corps me lâche totalement. Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante tombe rapidement. Je mets un temps fou à accepter, ma copine qui ne me quittera plus. Ma vie sociale est très pauvre à l’époque. On décide de vendre notre maison, achetée 2 ans auparavant, pour profiter de la vie et vivre comme Adrien a toujours rêvé : sur la route, en famille, sans les contraintes imposées par un système qui ne nous convient plus. Le soleil et la chaleur sont un excellent traitement pour moi.

+ Est-ce que vous y songiez depuis longtemps et y a t’il eut des freins à un moment donné?

Pendant 15 ans Adrien m’a parlé de ce rêve de vivre une vie différente, de faire l’école à nos enfants, de découvrir le monde et de rompre avec un système qui nous met dans des cases et nous promet un avenir que nous ne maîtrisons pas. Au départ, son projet était de partir en bateau, mais je ne me sentais pas de le faire, tout comme le fait de faire l’école à nos enfants. J’étais épanouie dans ma vie professionnelle et je ne me voyais pas vivre autrement. Bien sûr que lorsqu’on décide de tout quitter pour voyager, on se pose mille et une questions. Mais les choses ont été fluides et le fait que nous regardions tous les deux dans la même direction a été le fondement de notre vie épanouie.

+ Comment avez-vous fait pour dépasser vos peurs, sortir de votre zone de confort?

Lorsqu’on est au clair avec la façon dont on souhaite vivre sa vie avec ses enfants, alors il n’y a pas de peurs. Au contraire, on fonce pour faire que ce projet de vie devienne une réalité. Il y a des choses qui ne se passent pas toujours comme on le voudrait, mais on rebondit et ensuite tout se passe bien. Il ne faut pas oublier que la motivation première de notre mode de vie est de passer du temps ensemble et de regarder grandir nos enfants, en ralentissant.

+ Quelles ont été les différentes étapes pour accéder à votre nouvelle vie?

Tout d’abord nous avons mis notre maison en vente en février 2019, pour un départ sur les routes en septembre de la même année. Puis nous avons fait de nombreux tris de nos affaires. Nous avons loué une partie d’un container pour garder des affaires personnelles auxquelles nous tenions, des jeux des enfants ce qui leur permet de tourner quand nous revenons. L’argent de la vente de la maison a été placé. Nous avons juste gardé une partie de la plus-value qui nous a permis d’acheter notre caravane et notre 4×4, et qui nous permet actuellement d’avoir un oreiller financier si besoin.

Il a fallu faire les déclarations pour que les enfants soient en IEF auprès de la mairie et du rectorat de notre région. Et puis la partie administrative, celle que nous détestons, nous a pris énormément de temps: il nous a fallu trouver une adresse fiscale, faire les changements d’adresse, annuler les différents abonnements EDF/eau/internet, etc. Cela nous a pris du temps et beaucoup d’énergie!

+ Comment vos proches ont-ils réagi à l’annonce de votre nouveau départ?

Cela n’a pas été simple d’annoncer notre changement de vie à nos familles, car ils avaient un autre avenir en tête pour nous. Nous avons été éduqués dans un milieu ou la reconnaissance professionnelle est importante et ou la réussite sociale passe parfois avant l’épanouissement personnel. Le fait de partir voyager avec nos enfants 8 mois de l’année et de travailler juste les saisons d’été n’a pas été simple à intégrer pour eux.

Beaucoup de questions ont découlé de nos conversations, auxquelles nous n’avions pas forcément de réponses, car c’est le principe même de l’aventure. Cela n’est pas simple d’être éloigné aussi longtemps pour nos parents, car nous leur manquons, mais je pense qu’ils sont rassurés, maintenant, de nous voir épanouis et heureux dans notre vie!

+ Comment gagnez-vous votre vie aujourd’hui?

Nous travaillons la saison d’été pendant 4 mois, et nous avons si besoin un petit oreiller financier pour les imprévus. Actuellement nous gagnons notre vie l’été, mais nous ne travaillons plus en tant qu’infirmier. Je me suis reconvertie dans la couture et Adrien vend du poisson avec son ancien patron de pêche. Nous sommes très heureux dans ce rythme de vie l’été.

Nous commençons à nous renseigner sur des manières de gagner notre vie en tant que “digital nomade”, mais pour cela il faut une super connexion internet ce qui n’a pas toujours été le cas dans nos derniers voyages. Nous ne pouvons pas donner un budget mensuel, car il dépend totalement du pays dans lequel nous sommes.

+ Quel budget faut-il prévoir pour un séjour à long terme Polynésie?

C’est un peu propre à chacun en fonction de comment chacun vit. En ce qui nous concerne, nous avons un budget d’environ 3500€/mois sans faire de choses extravagantes.

Le loyer est vraiment un pôle important. Il y a des astuces via Facebook pour trouver des logements en direct avec des particuliers. Nous logeons dans un studio chez un ami qui a un lodge avec 3 studios et un cabanon sur la plage. Il nous fait un prix de fou et nous y sommes restés tout notre séjour depuis octobre (environ 6 mois), sauf les fois où il avait besoin de tous les logements. Nous sommes alors partis à Moorea, chez un ami, à Papara côté montagne. Et puis nous avons habité un mois à Huahine, où nous avons logés via Airbnb, mais ça coûte beaucoup plus cher que de passer en direct par les pages Facebook. Notre logement nous coûte environs 1500€/mois, mais on paie quasiment moitié prix (imagine le prix plein!).

L’alimentation est un autre pôle important. À nous quatre, en consommant uniquement des produits d’ici, il faut compter 1200€/mois. C’est absolument astronomique et on ne consomme rien d’extraordinaire.

Ensuite il faut ajouter le budget pour la location de la voiture qui est d’environ 750€/mois en ce qui nous concerne. Nous avons eu un tarif réduit, puisque nous restons longtemps.
À cela il faut ajouter les activités, les voyages entre les îles pour ceux qui le souhaite.

+ Comment les enfants vivent-ils cette aventure?

Les enfants sont les plus heureux du monde! Ils travaillent le matin, puis nous avons tous nos après-midis pour découvrir de nouvelles choses, pour faire des activités sportives, et VIVRE tout simplement. Ils sont vraiment épanouis et ils sont tout les 2 très proches. Ils ne veulent pas repartir à l’école, ils adorent leur vie. Malgré cela nous leur posons très souvent la question, car nous ne voulons pas que notre choix puisse être un poids pour eux. S’il faut faire des ajustements, nous les ferons pour que ce mode de vie reste celui de tous.

“Le jour où nos enfants devront partir, ce ne sera pas un souci, ils traceront leur chemin avec la confiance accumulée grâce à leur première vie.”

+ Comment se passe l’instruction à domicile et comment vous imaginez-vous la suite lorsque vos enfants seront en âge de faire une formation?

L’IEF n’est pas toujours simple, car nous ne sommes pas prof, mais cela fait partie de notre choix de vie. Nous nous y mettons tous les matins et en fonction des niveaux, nous y passons entre 2h30 et 4h.

Pour Jules qui est actuellement en CE2, nous travaillons avec “Pass éducation”. C’est très bien fait: il y a un support hebdomadaire avec le programme de maths et de français établi pour chaque jour.

Pour valentine qui est en 6ème et qui nous parle depuis des années d’être vétérinaire, nous l’avons inscrite au CNED. Nos choix de vie ne doivent pas avoir d’impact sur leur vie future.

Nous aimons notre mode de vie et n’avons pas l’intention d’en changer. Le jour où nos enfants devront partir, ce ne sera pas un souci, ils traceront leur chemin avec la confiance accumulée grâce à leur première vie. Nous resterons ouverts à leurs choix et décisions, et les accompagnerons dans la voie qu’ils auront choisi. Il sera alors temps pour nous deux de commencer un nouveau voyage en couple…

Mais nous sommes aussi conscients que les choses peuvent changer et que notre mode de vie peut évoluer. Nous ne nous interdisons rien et restons ouverts à tout.

+ Racontez-nous une de vos journée, même si chacune est différente.

Nous nous levons tous les matins assez tôt, pour profiter de notre premier moment important de la journée: le petit déjeuner tous les 4. Puis nous faisons l’école toute la matinée sur un rythme de trois jours de travail pour un jour de repos. Nous déjeunons, faisons des jeux de société, puis nous partons souvent en activité: randonnée, baignade, découverte, etc. La toute fin d’après-midi est un moment où nous faisons du sport pour nous. Ensuite douche pour tout le monde, dîner en famille et de temps en temps entre amoureux, puis jeux ou petit film tous les quatre et dodo.

+ Comme tout n’est pas parfait : racontez-nous les avantages et les contraintes de ce mode de vie?

Nous allons parler uniquement d’avantages, car il n’y a pas de réelles contraintes pour nous. Beaucoup nous demandent si vivre dans une caravane n’est pas trop difficile ? Nous adorons notre espace réduit, car il est un formidable catalyseur du lien familial et permet de vivre proche les uns des autres. Nous avons appris à vivre avec beaucoup moins et à nous séparer des choses superflues.

L’école est un moment que nous adorons, même s’il demande beaucoup d’énergie et de remise en question, car c’est en réalité un pur moment de partage avec nos enfants. Nous pouvons dire que nous les éduquons totalement.

Le gros avantage de ce mode de vie est qu’il nous permet de vivre exactement comme nous le voulons sans être obligé de rentrer dans des cases qui ne nous conviennent pas. Nous sommes libres et décidons des contraintes que nous nous imposons. Nous avons une vie réfléchie et nous nous efforçons de donner des repères aux enfants, afin qu’ils se construisent.

La seule “contrainte” que nous pourrions évoquer est liée à notre mode de voyage qu’est la caravane. Nous ne pouvons pas nous poser partout et nos itinéraires doivent être réfléchis à l’avance.

Nous adorons notre espace réduit, car il est un formidable catalyseur du lien familial et permet de nous séparer des choses superflues.

+ Quelles sont vos projets pour le futur?

Nous avons toujours un million de projets !! En ce moment, il n’est pas évident que nos projets aboutissent du fait de la pandémie, mais nous rebondissons toujours. Nous avons envie de reprendre la route avec notre 4×4 et notre caravane. Un petit road-trip en Europe prochainement, mais nous avons des envies de panaméricaine*.

* panaméricaine: la route la plus logue du monde qui relie les deux Amériques.

+ Que diriez-vous à ceux qui souhaitent troquer leur ancienne vie pour celle de leur rêve?

La vie est trop courte et on ne sait pas de quoi demain sera fait. Il faut vraiment profiter de la vie, avoir des moments qualitatifs avec ses enfants ! La vie que nous vivons est le résultat d’un choix, d’une réflexion. Nous avons mis beaucoup de choses en place pour que la vie dont nous rêvions devienne notre quotidien.

Le plus important est de croire en soi et en ses rêves et de surtout regarder ensemble dans la même direction. C’est pour nous la recette du succès d’une vie atypique, mais tellement riche. Il faut sauter le pas pour vivre une vie épanouissante. De plus, cette vie montre à nos enfants qu’il n’y a pas une voie toute tracée. Nous leurs apprenons à réfléchir par eux même, à donner leur avis et à discuter. Le jour venu, ils sauront avancer sereinement dans leur vie et faire de leurs difficultés des tremplins pour mieux rebondir.

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de la famille Blanchy

L’article t’as plu ou tu as des questions ?

N’hésite pas à nous dire ce que tu as pensé de cet article, de ce mode de vie et surtout de poser tes questions à Valérie des “Quatre en Baroude”, qui te conseillera si tu souhaites te rendre en Polynésie.

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Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer

La sobrieté heureuse en famille au bord de l’Océan

La sobrieté heureuse en famille au bord de l’Océan

La sobriété heureuse au milieu de la nature et proche de l’Océan, c’est le choix de vie de Lucile.

Expatriée au Portugal avec sa petite famille, Lucile, plus connue sous le nom de Lulumineuse, diffuse sur la toile sa lumière et cultive une vie heureuse en dehors des sentiers battus.

Je l’ai découverte il y a un an, lorsque j’ai commencé un travail sur moi suite à l’arrêt de notre tour du monde dû à la pandémie. Nous revenions de Nouvelle Zélande après deux mois de voyage et le choc fût vraiment violent.

Elle va nous raconter sa vision de la vie, celle qui nous fait vibrer et qui est à la portée de chacun, pour autant que nous soyons prêts à nous écouter et à regarder au-delà de nos propres limites.

L’interview

+ Je sais que tu as pas mal voyagé et que tu aimes cette vie nomade. Quels sont les pays qui tu as adoré et comment souhaites-tu continuer à voyager à l’avenir?

Je pense que dès lors qu’on considère la Terre comme notre maison, nous ne sommes pas nomades, nous sommes partout chez nous. Cela dit, voyager c’est se découvrir soi-même au travers de cultures et de coutumes différentes, c’est sur soi que l’on apprend. Car si nous connaissons un modèle, il est bon d’en voir d’autres et cela pour saisir le meilleur de chacun.

Je savais déjà que pendant une période, nous ne pourrions plus voyager. L’avenir se transforme pour le mieux et cela passe par des phases contradictoires. Pour le moment, nous nous investissons davantage dans la vie de notre maison et de notre environnement proche. Jusque-là je louais des maisons meublées pour quelques mois, maintenant nous avons vraiment investi un lieu et nous souhaitons créer un petit paradis pour passer ces quelques années le plus sereinement possible.

+ Qu’est-ce qui te plaît dans cette manière de vivre/d’habiter, le fait de changer de base régulièrement ? Est-ce pour la liberté qu’elle t’apporte?

Dans une région touristique, il existe des logements destinés aux vacances qui sont vacants hors période estivale. C’est comme ça que nous nous logions. C’est simple et pratique, on oublie la paperasse, tout est fourni, tout est pris en charge, c’est un peu comme de vivre en vacances.

Néanmoins à chaque logement nous mettons notre déco personnelle, on se sent tout de suite chez nous. La liberté, ce n’est pas tant une manière de vivre, mais une manière de voir les choses. Jusque là notre manière de vivre nous a permis de très belles découvertes, mais aussi des rencontres. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’aujourd’hui nous avons pu trouver une propriété dans laquelle nous pouvons rester et qui nous plait énormément.

“Nous avons choisi de devenir notre propre ressource, vivre à notre rythme, proche de nos envies, nos aspirations et nos besoins.”

+ Vous avez choisi un mode de vie différent de la “normalité”. Peux-tu nous dire en quoi il est différent?

Je ne pense pas que, parce que beaucoup de gens vivent de la même manière, cela constitue une normalité. Nous avons choisi de nous construire une vie loin du stress de la ville, des semaines à rallonge où seul le weekend nous autorise à être libres. Nous vivons dans un petit coin de nature, au cœur d’un parc naturel. Nous avons choisi de devenir notre propre ressource, vivre à notre rythme, proche de nos envies, nos aspirations et nos besoins. Un mode de vie dans lequel on se retrouve davantage… dans lequel on VIT !

+ Est-ce que vous y songiez depuis longtemps et y a t’il eut des freins à un moment donné?

Personnellement, j’ai toujours aspiré à vivre ainsi. J’ai patiemment attendu que mon conjoint quitte son travail de l’époque. Pour moi, vivre ensemble, en famille, c’est explorer la vie, l’aimer, la chérir et non pas courir après le temps ou attendre les weekend pour en profiter.

J’ai toujours su que je vivrais à l’étranger. Je suis moi-même originaire de Syrie, de part mon père. J’ai aussi beaucoup voyagé, pour moi le monde est un seul grand pays. Je n’avais pas peur de m’installer ailleurs, explorer et découvrir font partie de la vie à mon sens. Pour les “freins” peut-être la proximité avec la famille ou les amis, mais je pense que se choisir soi, construire sa vie en fonction de ce à quoi on aspire profondément doit être une priorité. Jamais nous n’avons regretté de nous écouter.

+ Comment avez-vous fait pour dépasser vos peurs (s’il y en a eut)?

Peur de quoi ? De vivre ? D’apprendre ? La peur de l’inconnu peut emprisonner. L’enrichissement c’est oser pousser des portes et si à chaque pas on redoute le pire, alors on aura déjà renoncé avant même d’avoir commencé. Si l’on ne sait pas ce qui se trouve derrière une porte, le meilleur moyen c’est de l’ouvrir.

Pour moi, vivre ensemble, en famille, c’est explorer la vie, l’aimer, la chérir et non pas courir après le temps ou attendre les weekends pour en profiter.

+ Comment vois-tu l’habitat et la cohabitation de demain?

Trop de personnes au même endroit ne favorise pas une vie sereine et saine. Nous n’avons pas besoin de très grandes maisons, nous avons surtout besoin de proximité avec la nature, de solidarité et d’efficience.

Aujourd’hui il peut y avoir une zone résidentielle avec 8 maisons, 8 jardins, et 8 tondeuses à gazon. Cela n’est pas cohérent. Il y a des choses que nous pouvons partager, nous pouvons aller vers plus de cohérence et plus d’efficience sans forcement vivre en communauté. Nous pouvons vivre de manière plus intelligente.

Au Portugal, les villes sont loin d’êtres aussi grandes qu’en France. Je vie à coté de petits villages, la plus grande ville est à 45 minutes par l’autoroute et elle reste petite comparée à une ville française. Ici il y a moins de grands magasins, moins d’ effervescence, moins de cohue, de stress et les gens se connaissent, s’entraident et vivent ! Ils profitent de la nature magnifique, ils prennent le temps de se promener et d’en profiter. Je trouve que c’est déjà quelque chose que beaucoup de gens ont perdu.

+ Tu gagnes ta vie grâce une activité qui te passionne. Le fait qu’il soit digital te permet d’être complètement libre au niveau de ton lieu de vie. Beaucoup en rêve, mais ne savent pas comment y arriver. Que dirais-tu à ceux qui souhaitent acquérir cette liberté et quelles sont les étapes à franchir?

J’ai toujours vu cette autonomie chez mes parents. Je pense que lorsque l’on a un modèle parental salarié avec l’école en prime, on ne se rend pas compte que nous pouvons librement générer nos propres ressources. Nous ne sommes pas guidés pour cela. Mais pour moi, cela n’a jamais été quelque chose d’impossible. J’ai réalisé une vidéo pour ceux qui voudraient se lancer : “Comment créer une vie pro qui te fasse vibrer ?”.

+ Parle-nous du pouvoir de l’attraction ? Cette énergie qui repose sur un principe simple : ce que nous émettons par la pensée, peut se réaliser.

L’attraction n’est pas un pouvoir, c’est simplement la loi universelle de cause à effet. Quand vous comprenez que vous n’êtes pas seulement l’effet, mais la cause, vous comprenez que tout ce que vous souhaitez créer doit partir de vous, de votre manière d’être, de penser, de réfléchir, de voir et de percevoir les chose. On ne “fait” pas la loi d’attraction, c’est comme de dire “je fais la loi de la gravité“, ça n’a aucun sens. On construit notre vie en fonction. Vous attirez ce que vous êtes, vous attirez ce en quoi vous croyez. Je partage ici ma “Recette Maison de l’Attraction”.

+ Je sais que tu fais du “unschooling”. Comment ça se passe avec tes enfants au quotidien?

Et bien par exemple, ma fille Ambre (5 ans) m’a demandé d’apprendre à lire l’autre soir quand je leur lisais une histoire avant le coucher.  Elle a déjà des notions qui sont venues naturellement, par exemple les enfants adorent écrire leur prénom souvent dès tout petit ! Elle m’a déjà fait des petits mots en demandant à son papa de lui écrire ce qu’elle voulait recopier pour écrire son message “MAMAN JE T’AIME”. Les enfants trouvent toujours leurs propres motivations dans leur processus d’apprentissage, c’est très naturel et il est différent pour chaque enfant. Lino a appris à lire en 2 semaines, à l’époque j’avais créé un jeu qui regroupait tout ce qu’il aimait et qui consistait à comprendre simplement comment lire les syllabes. Aujourd’hui Lino à 11 ans et la lecture est devenue naturelle, il lit même en anglais pour certains de ses jeux. Il s’est mis à écrire plus tard, en quelques jours, à recopier des pages de livres qu’il aime, il a travaillé son écriture cursive. Aujourd’hui il écrit régulièrement pour envoyer des messages à ses grand-parents ou pour entrer des commandes dans ses jeux. Vos enfants ne resteront pas illettrés tout simplement parce qu’ils vont percevoir l’utilité de savoir lire et écrire ! Le quotidien est donc une aventure sans fin.

+ Qu’as-tu envie de dire à ceux qui ont peur de se lancer?

Ceux qui ont peur de l’avenir de leurs enfants en “unschooling” n’ont pas compris le “unschooling”. Car savoir apprendre, penser, découvrir et expérimenter par soi-même, c’est tout ce qui nous permet de créer et de façonner notre vie selon nos véritables aspirations.

Peut importe ce que tu fais, savoir s’écouter et suivre ses atomes crochus reste le plus important, car c’est déplier la carte avec laquelle tu t’es incarné.

+ Comment passer de l’école ou “homeschooling” au “unschooling”?

Je n’ai jamais eu à le faire. Les parents adoptent le “homeschooling” justement comme une alternative à l’école, dans la peur qu’ils n’apprennent rien. Mais en réalité si tu passes un enfant de l’école ou “homeschooling” au “unschooling” il faut une période de transition, ou l’enfant doit sortir de ce conditionnement “étudier = s’ennuyer et se forcer”. Ça peut prendre des mois, voir 1 ou 2 ans. J’avais fait intervenir Émilie dans mes abonnements 4 et elle en parle très bien.

+ Comment l’avenir de nos enfants va-t’il se jouer s’ils doivent apprendre par eux-même un “métier” ou une spécialité dans laquelle il souhaite œuvrer (je pense à tous ces métiers qui demande des connaissances plus complexes)?

Premièrement, apprendre par soi-même ne veut en aucun cas dire ne suivre aucune formation et ne passer aucun diplôme. Sais-tu que ceux qui obtiennent les meilleurs résultats en candidature libre à Harvard sont des enfants issus de “unschooling”? La plupart des examens peuvent se passer en candidat libre. Tout dépendra de ce que choisit ton enfant, toutes les routes mènent à soi quand on choisi soi-même.

Deuxièmement, je dirais que NOUS sommes les créateurs du monde de demain. Le plus important quand on est sur Terre, c’est d’apprendre et d’explorer par soi-même. La motivation est quelque chose qui nait en soi dès lors que nous avons des graines d’affinités, des atomes crochus et que nous y répondons ! C’est naturel ! Nous n’avons besoin de personne pour nous forcer à apprendre, nous apprenons dès que ça nous intéresse vraiment. Tu auras beau être physicien expérimenté si tu n’as jamais appris à t’écouter tu vivras toujours dans une forme d’hypnose. Peut importe ce que tu fais, savoir s’écouter et suivre ses atomes crochus reste le plus important, car c’est déplier la carte avec laquelle tu t’es incarné.

Faites confiance à vos enfants ! Vous devez être un modèle à suivre, un soutien, une présence.”

Et puis lâchez cette question d’apprendre un métier. Déjà il y a peu de chance que nos enfants fassent un métier toute une vie comme c’était le cas avant. Faites leur confiance ! Vous devez être un modèle à suivre, un soutien, une présence, mais pas celle qui rappelle par défaut que la vie se résume à trouver un métier pour gagner des sous.

Vivre sa vie ne se résume pas à ça et pour vivre sa vie il faut être libre de l’explorer. Faites confiance à vos enfants, ce sont des âmes qui doivent suivre leur propre route, la continuité d’autres vies, d’autres expériences. Elles aussi sont guidées, elles aussi vont faire des rencontres, elles aussi vont pouvoir essayer des voies, voir ce qui leur plaît de faire. Penses tu sincèrement qu’une âme qui s’écoute va décider de rester à ne rien faire toute sa vie ?

+ Quels sont vos rêves/projets pour l’avenir?

Mes intérêts et mes rêves ne sont pas personnels. J’aspire à un monde juste, solidaire et équilibré. Alors je n’ai pas d’autres projets que d’œuvrer pour cela.

+ Un conseil à tous ceux qui peinent à mettre en place une vie qui leur convienne et les rende plus heureux.

Mieux vaux peiner pour construire sa vie que de passer sa vie en peine. Le labeur de construire sa vie n’est pas une peine, mais un apprentissage des plus précieux.

Le site de Lulumineuse regorge de centaines d’outils, de vidéos, d’articles, d’audios, de méthodes, de modes d’emploi, d’e-books et de ressources gratuites pour t’accompagner au quotidien dans ton développement personnel et spirituel.

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N’hésite pas à nous dire ce que tu as pensé de cet article, de ce mode de vie et surtout de poser tes questions à Lucile, qui t’aidera à y voir plus clair sur ton chemin.

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Une caravane comme pied à terre et un monde à explorer

Une vie semi-nomade après un tour du monde

Une vie semi-nomade après un tour du monde

Une vie semi-nomade entre la Suisse et le reste du monde

Benoît et Fabienne, au milieu de la trentaine, sont nos petits suisses préférés. Nous les avons découvert il y a deux ans lorsque nous préparions notre tour du monde. Leur site Novo Monde regorge d’informations pour tous ceux qui, comme nous, décident un jour de tout laisser tomber pour le voyage de leur vie.

Ils vont nous raconter comment un jour ils ont osé faire le grand saut et comment depuis ils ont réussi à créer la vie de leur rêve, entre leur petit pied-à-terre en Suisse et le reste du monde.

L’interview

+ Parlez-nous une peu de vous, de vos parcours, de vos passions…

Fabienne a grandi du côté de Lausanne où elle a fait ses études à HEC tandis que Benoit est un valaisan qui a étudié le sport et la physique à Genève. Nous nous sommes rencontrés pendant notre bachelor il y a de cela 13 ans et sommes ensuite partis ensemble à Zurich pour nos masters respectifs.

Après nos études nous avons décidé de partir vivre 2 ans à Vienne en Autriche pour une première expérience professionnelle puis, en 2013, nous sommes partis pour un tour du monde de 19 mois. A notre retour, nous avons travaillé 2 ans à Zurich dans une start-up (dans la même boîte) avant de donner notre démission en 2016 et de nous mettre à notre compte avec nos blogs novo-monde.com ainsi que novo-media.ch.

Nous sommes tous les deux des passionnés de voyage et plus particulièrement de randonnée. Au fil des ans nous avons pris goûts aux treks en itinérance mais aussi simplement des randonnées à la journée pour découvrir un nouvel endroit.

+ Vous avez choisi un mode de vie différent de la “normalité”. Pouvez-vous nous dire en quoi il est différent ?

Notre mode de vie sort un peu de l’ordinaire dans le sens où il est semi-nomade. Au moment de notre démission en 2016, nous avons vendu absolument toutes nos possessions et sommes repartis avec nos ordinateurs et 2 sacs à dos. Pendant 3 ans nous avons fait le choix de ne plus avoir de domicile fixe, mais de changer régulièrement de base.

Depuis 2019 nous avons repris une petite base en Suisse. Nous sommes propriétaire d’un petit appartement dans les montagnes dans lequel nous aimons maintenant revenir quelques mois par an (le reste du temps nous le louons).

Le reste de l’année, nous vadrouillons maintenant en Europe avec notre van et alternons la vie en van avec des périodes plus sédentaires où nous choisissons en général de nous établir dans des espaces de coliving en Europe.

+ On connaît les espaces “coworking” qui sont très tendance actuellement, mais un espace “coliving” c’est quoi au juste ?

Le coliving est encore un peu marginal, mais c’est un concept qui se développe énormément depuis 3-4 ans. L’idée c’est que c’est un peu comme des chambres d’hôte, mais avec un espace de coworking et des espaces partagés.

L’offre se destine clairement aux gens qui veulent rester un moment (souvent le séjour minimum est de 2 semaines) et qui veulent travailler. Nous en avons déjà fait plusieurs en Europe dont certains pour lesquels nous avons écrit des articles:

Il y en a un peu partout dans le monde (y en a même un en suisse à Grimentz: Le Swiss escape. Mais les pays “plus nomades friendly” comme le Mexique, l’Espagne, le Portugal ont en clairement le plus.

+ Est-ce qu’il y a eut un élément déclencheur ?

Pour dire vrai nous n’avions jamais vraiment planifié un tel mode de vie avant notre tour du monde. Lorsque nous sommes partis la première fois en 2013, nous pensions vraiment que cela serait simplement une petite coupure dans notre quotidien et que nous reprendrions ensuite “notre vie d’avant”.

C’est d’ailleurs ce que nous avons fait, mais très rapidement nous avons compris que cela ne nous correspondait plus du tout. Nous avions tant pris goût à la liberté et la flexibilité et surtout, nous avons vraiment pris conscience que ces deux points étaient bien plus importants à nos yeux que nos salaires d’avant.

+ Est-ce que vous y songiez depuis longtemps ?

En fait les choses se sont fait assez naturellement. À notre retour de tour du monde, nous avions décidé de maintenir notre blog malgré que nous ayons un travail très prenant.

Le blog avait bien grandi et commençait à nous apporter des revenus stables, mais il devenait presque impossible de concilier les deux. Étant très têtus nous avons maintenus les deux, mais très sincèrement cela devenait de plus en plus compliqué à gérer.

À un moment nous avons su qu’il fallait faire un choix: mettre de côté le blog ou alors nous y consacrer pleinement… La réflexion nous a pris quelques mois, mais rapidement c’était devenu une évidence qu’il fallait qu’on “tente le coup”. On savait que si nous ne le faisions pas nous allions probablement le regretter un jour.

+ Quelles ont été les différentes étapes pour accéder à votre nouvelle vie ?

En 2016, nous ne possédions vraiment pas grand chose. Nous étions locataires et avons décidé de remettre notre bail en vendant absolument tout ce qu’il y avait dans l’appartement (même la vaisselle). Nous habitions dans l’hyper-centre de Zurich et il a donc été facile de trouver quelqu’un qui arrivait de l’étranger et qui recherchait justement un appartement où juste “poser ses valises”.

Par contre, nous avions clairement fait des économies avant de nous lancer. C’est clairement quelque chose à ne pas négliger. Nous savions qu’au début nous n’allions probablement pas gagner suffisamment et surtout nous sommes des gens très prévoyants. Nous avions mis de côté un bon coussin de sécurité afin de “voir venir” même si nous avions déjà un revenu relativement stable avec le blog qui nous assurait “le minimum”.

Au niveau de la paperasse nous avons fait les “Tanguy” en remettant nos papiers chez nos parents. Nous y payions donc nos impôts et nos assurances pendant nos 3 ans complètement nomades (comme nous ne nous installions jamais quelque part plus de 6 mois cela ne faisait pas de sens de changer nos papier à chaque fois).

+ Avez-vous eut des peurs ou des craintes à dépasser ?

Nous n’avions pas de peur en particulier. S’il y a bien une chose que notre voyage en sac à dos nous a appris, c’est qu’il est souvent très facile de rebondir et de changer ses plans. Pour moi cela m’a énormément rassurée de me dire que “au pire” nous aurions essayé.

Nous avons la chance d’avoir des bons diplômes, et nous savions que nous pourrions retrouver un travail relativement facilement si les choses ne se passaient pas comme prévu. Nous sommes devenus beaucoup plus flexibles et changer de ville, canton ou même de pays pour décrocher un travail ne nous effrayait pas.

+ Comment vos proches ont’il réagi à l’annonce de votre nouveau départ ?

Comme nous étions déjà partis une première fois je dirais que ce n’était pas tellement une “surprise” pour eux. Même si, bien évidemment, il y a eu quelques inquiétudes de leur côté quant au côté plus permanent de cette décision. Mais nous sommes vraiment chanceux d’avoir des proches très ouverts qui ont finalement tous bien acceptés notre décision.

Ma grand-maman n’a jamais vraiment compris ce que nous faisions de notre vie avec nos ordinateurs, mais disons qu’elle a rapidement vu que nous étions très heureux et que nous nous “en sortions bien”.

+ Comment gagnez-vous votre vie aujourd’hui ?

Plus les années ont passé, plus nous avons diversifié nos revenus. Au début nous gagnions principalement notre vie grâce à l’affiliation sur notre blog novo-monde.com et nous acceptions aussi des mandats de développement web via notre site novo-media.ch. À l’heure d’aujourd’hui nous avons arrêté le développement web pour nous consacrer à 100% à nos blogs, livres et à la vente de photos.

En 2018 nous avons publié notre premier livre “Destination Tour du Monde” et en 2019 “Randos Bière en France” aux éditions Helvetiq. En 2020 nous avons sorti un format ebook sur la “Via Alpina Suisse” et 2021-2022 réservent plusieurs projets de livres et ebooks.

Au niveau de notre budget, je dirais que cela varie fortement en fonction des pays dans lesquels nous sommes. Nous avons relativement peu de charges fixes (l’assurance maladie, les impôts et les charges fixes de notre appartement, mais ces dernières sont couvertes par la location).

En moyenne, je dirais que nous avons un budget mensuel d’environ 2700-3200€ (3000-3500CHF) pour nous deux (tout compris). Même si par exemple cet hiver nous sommes en-dessous… Nous sommes depuis 3 mois au Anceu Coliving où le loyer est de 900€ (1000CHF) par mois pour 2, à cela on ajoute 400€ (450CHF) de courses (en voyant large), un peu d’essence, les factures de natel et l’assurance maladie et on arrive à moins de 2300€ (2500CHF).

+ Racontez-nous une de vos journée, même si chacune est différente.

Aie… dur dur! Pour nous, je dirais qu’il y a 2 journées types dans notre vie. Les journées “vadrouille” et les journées “boulot pur”. En fait, depuis que nous sommes à notre compte nous avons une grosse préférence pour un mode de vie qui sépare les deux.

En mode “boulot”, nous sommes en général vissés devant nos écrans au minimum 12h par jour, tandis que dans les journées “vadrouille” nous essayons de passer moins de 2h par jour sur l’ordinateur. Par exemple, nous aimons particulièrement “inverser” nos semaines. Si nous n’avons pas de rendez-vous pro via skype ou autre, nous aimons bien profiter des week-ends comme période de travail intensif et profiter davantage de 2-3 jours de semaine pour randonner et explorer avec moins de monde.

+ Comme tout n’est pas parfait : racontez-nous les avantages et les contraintes de ce mode de vie ?

Ouh rien n’est jamais parfait! Comme je le disais avant, nous sommes parfois un peu “décalés” en terme d’horaires de travail et il n’est pas toujours évident pour nos proches de comprendre qu’on ne soit pas forcément disponible un vendredi soir ou un dimanche.

Le fait d’être en vadrouille une bonne partie de l’année implique également que nous ne sommes simplement “pas là”. En temps normal cela ne nous pose pas de souci, mais il y a des jours où on voudrait simplement être là que ce soit pour des évènements heureux (comme les mariages, naissances, anniversaires, etc.), mais parfois aussi dans des moments plus difficiles (comme des décès ou maladie) qui peuvent arriver soudainement et où il nous est parfois impossible d’être physiquement présents.

Après, je dois dire que pour nous cela est largement compensé par les avantages. Nous avons un peu“notre petite bulle” et notre relation avec Benoit est, je pense, devenue infiniment plus forte et fusionnelle.

+ Quelles sont vos projets pour le futur ?

C’est très difficile de faire des plans, et d’autant plus en 2021! Je vais vous avouer qu’avant que le Covid ne rentre dans nos vies, j’étais une grande fanatique des projets à moyen-long terme. Ces 13 derniers mois, nous auront montré qu’il vaut mieux rester flexible pour rebondir.

Mais à court terme nous voulons vraiment continuer à explorer l’Europe avec notre van et Winchy (une boule de poil que nous venons d’adopter ici en Espagne) et travailler sur nos projets de livres en cours.

À plus long terme, nous n’excluons pas d’ouvrir un jour peut-être notre propre espace de coliving et d’y accueillir des nomades en quête d’une petite base temporaire.

+ Que diriez-vous à ceux qui souhaitent troquer leur ancienne vie pour celle de leur rêve ?

Vas-y !!!! Non plus sérieusement un changement radical de vie est quelque chose qui doit se réfléchir un minimum en amont. En fait le plus important est de se poser des questions sur ce qu’on souhaite vraiment (d’un point de vue personnel, familial, carrière, argent, possession), puis d’essayer d’établir un plan “réaliste” avant de se lancer. Il peut être utile de réfléchir à un plan B également, mais une fois qu’on a bien réfléchi à la question il faut se lancer!

Un projet, même bien réfléchi, sera toujours très facile à repousser pour X ou Y raison et il y a un moment où il faut vraiment sauter le pas. C’est un peu comme quand on prépare un tour du monde, tant qu’on n’a pas fixé une date de départ c’est un peu un “rêve”, mais une fois qu’on a arrêté une date et qu’on se promet de s’y tenir cela devient un “projet”. Et il est, selon moi, bien plus facile de se motiver à faire les sacrifices nécessaires pour un projet que pour un rêve.

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de Fabienne & Benoît

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